Le LIFTING de NOTRE CLOCHE ALPHONCINE-CELESTINE

11 OCTOBRE 2002 : sur le départ… 

Il y a un peu plus d'un siècle et demi qu'elle nous observait du haut de son clocher, accompagnant nos joies comme nos peines. Le temps, petit à petit, lui a joué un mauvais tour. Une bonne cure de jouvence devenant nécessaire, notre cloche, qui avait cessé de sonner pour raison de sécurité depuis quelques mois, est partie le 11 octobre 2002 pour la fonderie de Trémentines dans le Maine-et-Loire, où elle a retrouvé un peu de sa jeunesse. La bélière a été réparée à très haute température. La paroi où frappe le battant a été renforcée. Le noyau central a été remplacé, ainsi que le mouton.
Avant le départ d'octobre …
et au retour de mars…

Descendue par les ouvriers de la société BODET, avec l'aide des employés municipaux, Alphoncine-Célestine, fière de ses 650 kg et de ses 105 cm de diamètre, après plus de 4 heures et demi de travail acharné (il a en effet fallu pousser les bancs, scier et démonter les chevrons et lattes du plafond, puis démonter la balustrade de la mezzanine), a passé la nuit sur les dalles de notre église, en attendant son chauffeur.
Une fois au sol, les enfants de l'école sont d'ailleurs venus lui rendre une petite visite et lui souhaiter bon voyage.
Cette réparation nécessaire d'un coût certain de plus de 14000 €, a été subventionnée pour un peu plus de la moitié par l'Etat et le Conseil Général de la Somme, le reste à la charge de la commune.
Les dons de quelques particuliers, que nous remercions vivement, ont également permis de financer une partie de cette opération..

12 MARS 2003 : de retour auprès des siens…

Par cette matinée fraîche et quelque peu brumeuse, Alphoncine-Célestine est revenue auprès des siens, après 6 mois d'une cure de jouvence qui lui a fait le plus grand bien.
De retour vers les 11 heures, elle a attendu l'après midi pour rejoindre son clocher afin de faire entendre de nouveau sa voix quelques jours après.
Plus aucune trace des méfaits du temps n'était visible.
Munie d'un mouton tout neuf, ainsi que d'un nouveau battant (celui d'origine n'ayant pas la taille nécessaire à une cloche de cette dimension – un peu plus d'un mètre de diamètre à la base), c'est en fin d'après-midi qu'Alphoncine-Célestine a retrouvé ses pénates.
Quand enfin Alphoncine-Célestine s'est mise à sonner, tout le monde a pu reconnaître sa voix, plus forte et avec une plus grande résonance, grâce au nouveau battant.
Elle avait alors retrouvé le son qu'elle aurait toujours dû avoir depuis sa naissance en 1850.
Alphoncine-Célestine remontant dans son clocher...

Si vous voulez en savoir plus sur l'histoire de nos cloches...

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Histoire des cloches...